DEBARQUEMENT DE CORSE Septembre 1943

 

 

                              


             

 

Jeudi 23 Septembre 1943, 0 heure : nous voici face à Ajaccio, tous feux éteints.

0 heure 30 nous rattrapons le Fantasque à 300 mètres devant nous, il faisait très noir et avons très peu de visibilité .

 

Le Montcalm avec audace débarque les 300 goumiers et une division de marin pour faire face aux divisions Allemandes .

Nous retournons à Alger pour embarquer un nouveau contingent de goumiers et passons à Oran pour prendre des armes et retour à Ajaccio .

Le Fantasque trompé par la nuit s’échoue. Il est une cible facile pour l'aviation Allemande.
Nous allons au secours du Fantasque.
Changement d'ordre et de programme, nous devons rejoindre le secteur Américain.
Auparavant, nous demandons à deux remorqueurs de déséchouer le Fantasque . Nous sommes à l'aile droite, et retrouvons le 
Georges - Leygues ainsi que deux croiseurs Français.
  
Ca chauffe dur! Nous soutenons l'effort des troupes d'assaut détruisant d’abord les batteries, ensuite d'autres ouvrages.
Le Commandant du croiseur Américain nous a transmis un message qui nous dit "beau travail".

Le Montcalm après la fin de l'alerte, fait demi-tour pour déséchouer le Fantasque car les deux remorqueurs avec leurs 800 CV
réunis sont bien incapables de traîner sur le sable les quelques 2800 tonnes que le Fantasque fait.
Nous nous préparons à passer une aussière de remorque et espère réussir à le tirer de la plage de toute la force de ses 84.000 CV 
 avant que l'aviation Allemande ne le repère .8 heures du matin, sur le Montcalm, qui, vu du Fantasque, présente les gradins de sa puissante D.C.A, on travaille ferme à préparer la tentative de remorquage .
Soudain, sans que rien n'ait pu laisser supposer leur approche, trois avions plongent ver le rivage. Les 40 et les 20 mm des
deux navires réagissent aussitôt, les avions font une violente rescousse pour échapper aux tracés, laissent tomber trois  bombes qui  manquent leur but et font jaillir des gerbes entre les navires .
Le Montcalm maintenu dans l'axe du Fantasque par l'un des remorqueurs Italien, tire de toutes ses forces sur son aussière de 102, 
 pendant deux heures, de 10h55 à 12h55, mais la traction est trop forte et l'amarre casse .
Décidé à ne pas quitter le croiseur léger sans avoir tout tenté, le commandant du Montcalm ordonne de sortir des soutes la
remorque de 137, la plus grosse du bord .
C’est un fameux travail que de monter ce câble énorme, lourd, presque aussi rigide qu'une barre de fer, à travers les échelles
et les coursives .
Une centaine de gars s'attelle à la tâche, et , à 15h50, la remorque est en place comme le matin, le croiseur met ses machines
en marche et monte progressivement en allure .
Le Montcalm tire sur l'haussière tendue à se rompre, encore quelques tours de plus et le croiseur développera sa puissance maximum .

Crac! "stop" 

 Un toron de la remorque s'est rompu et se détord en fouettant l'air. Il est 17h10. Inutile d'insister . 
Nous rentrons le câble endommagé et, après un rapide adieu, nous partons à 18 heures vers Alger, reprendre ses transports.
Nous faisons route à toute vitesse car nous sommes seuls, et avec les Sous-Marins il fallait faire attention!
"Alerte"

 

Contre-Torpilleur Fanstasque

Nous ouvrons le feu au canon de 152 mm sur un Sou-Marin Allemand qui a plongé aussitôt L'officier canonnier pense un coup au but a t’il vraiment été touché ? Nous ne sommes pas restés là pour le savoir au risque de recevoir une torpille .
Arrivée au mouillage d'Alger : "permissionnaires" avec une paire de jumelles...
Nous embarquons un état major de l'armée de terre avec un Colonel, le 69 R.A.C et un journaliste Canadien .
Dimanche 26 Septembre: 6 h 30 appareillage avec un Destroyer Anglais pour la Corse, vitesse presque 30 noeuds, le Destroyer
a bien du mal à nous suivre ! Bien sûr, nous ne le perdons pas de vue.

 

             Novembre:

  Le Commandant nous donne quelques jours de repos avec quand même un peu d'exercices sur place pour ne pas perdre la main .


Lundi 8 Novembre jusqu'au Dimanche 14 :

Patrouille en Mer nuit et jour et retour vers 10 heures.
Le dimanche le Commandant nous autorise à aller à terre, bien sûr par bordée, ca change un peu le moral .

Mardi 23 : 8 heures

Appareillage pour patrouille en haute Mer. Vers 15 heures, deux Croiseurs Anglais au large ils nous font une reconnaissance et nous continuons notre route .

Jeudi 25 :

Toujours en mer, Cargo Espagnol en vue. Nous mettons cap dessus : il se nomme Serente Bilbao. Après l'avoir rejoint, il nous envoie son identification : il est en règle heureusement pour lui ! Donc, il continue sa route .

Vendredi 26 dix heures:

Un Sundherlant nous survole au large de Dakar ; comme d'habitude, nous somme en plein exercice .


Dimanche 28 Novembre :

 Nous sommes amarrés à Dakar et je descends à terre parmi les permissionnaires pour aller à la messe avec mon collègue Nicolas .( Il était sur le George-Leygue)


 Vendredi 3 Décembre 1943:

  
Vers 17 heures, le croiseur Georges - Leygues nous accoste pour faire le plein de vivres et de mazout,


 Dimanche 5 Décembre:

 De très bonne heure, nous appareillons pour patrouiller dans l'Atlantique Sud .
puis nous restons ainsi côte à côte jusqu'au Dimanche 5 .

A 9 heures nous rencontrons un important convoi Anglais et Français qui se compose d'une trentaine de navires environil fait route sur Gilbraltar .
Nous sommes restés en mer jusqu'au Jeudi 9 Décembre. Au matin à 10 heures, les côtes sont en vue.
Nous mouillons au môle 3 de Dakar .


 Vendredi 10 Décembre : 

Débarquement de munitions terrestre et embarquement de munitions de 152 Marine.
Nous restons à Dakar jusqu'au Mercredi 15 où nous appareillons à 15 heures pour renforcer la patrouille Sud et ce, jusqu'au 22 au soir .


Mercredi 23 à 9 heures:

Nous arrivons à Dakar et y passons les fêtes de fin d'année .


Lundi 10 Janvier 1944 : 

lI faut se remettre au travail, donc appareillage vers 7 heure et on repart encore en patrouille dans Atlantique Sud du Lundi 10 au Vendredi 21 Janvier.
Au cours de notre patrouille Poste De Combat, Croiseur en vu ! C'est un Croiseur auxiliaire Italien.
Nous rentrons avec lui à Frestonne (une colonie Anglaise qui se trouve plus bas que Dakar .

Vendredi 21 janvier 1944 :

Le Montcalm reste deux jours à Frestonne .


Lundi 24 Janvier :

Passons 8 jours en mer, il fait chaud (même en plein Janvier)


Mardi 1er Février :

Arrivée le matin à Dakar et repartons le soir, pour divers exercices, car tout en étant en patrouille nous faisons aussi des exercices de tir, cette fois contre-avion, bien sûr un des nôtres. Il traîne une remorque à 400 mètres derrière lui .
Nous faisons aussi des tirs avec un gros remorqueur de haute Mer de Dakar. Derrière lui, il traîne une cible


Mardi 1er Février :

Arrivée le matin à Dakar et repartons le soir, pour divers exercices, car tout en étant en patrouille, nous sommes toujours en mer. Le Remorqueur nous a quitté et est rentré au Port .


Dimanche 13 Février :

Nous restons en Mer jusqu'au 28 Février avec beaucoup d'exercices (tous les bateaux de guerre ont des obus d'exercices dans les soutes car on ne s'amuserait pas à faire des tirs avec des obus de combat.
Ceux-là, nous les gardons pour la bonne bouche. Ensuite, nous rentrons à Dakar . 



Lundi 1er Mars 1944:

Une visite imprévue du Commissaire de la Marine Française de Londres qui était de passage à Dakar.
Il a conversé avec les Officiers et commandant du Montcalm .


Mardi 2 :

Appareillage pour la Méditerranée. Pour nous, cela nous fait plaisir! (c'est plus proche de la France) Première escale à Casablanca (Maroc) .


Samedi 6 Mars 1944:

Vers 8 heures, vibrations à bord du Montcalm. Obligés de stopper! Ce qui n'est pas prudent avec tous ces Sous-Marins. Nous sommes à 15 milles des îles Canaries, le Scaphandrier du bord plonge pour voir les hélices et découvre une pale d'hélice cassée sur bâbord .
Nous reprenons la route à 15 noeuds avec une seule hélice et la barre toute à gauche. Inutile de dire que nous faisons une veille renforcée, surtout pour les Sous-Marins.

Lundi 8 :

Un Chasseur de Sous-Marins en vue (Anglais)! Il vient nous escorter jusqu'à Casablanca .
Une fois arrivés nous mouillons en rade et y restons 24 heures. Ensuite appareillage pour Oran. Nous marchons toujours à petite vitesse, mais escortés par un Sous-Marins Français et je crois par un Torpilleur Anglais, car le Montcalm était vraiment handicapé!..

Nous passons Gilbraltar et arrivons le Jeudi 11 au matin à Mers El - Kébir, car il nous fallait un grand Dock pour nous recevoir et changer l'hélice .

Vendredi 12 :

Nous restons 5 jours pour changer l'hélice .


Mercredi 17 :

Travaux terminés .


Jeudi 18 :

Appareillage pour essais et mouillage le soir à Kébir ou nous restons jusqu'à la fin Mars avec quand même quelques exercices sur place .


Samedi 1er Avril 1944 :

En Mer pour exercices et tir au Radar et retour à Kébir .


Samedi 15 Avril :

Plus de communication avec la terre, et à 15 heures appareillage avec l'Amiral Laummonnier chef de la flotte, destination ? 

pour préciser la direction que nous devons prendre .
Nous faisons route sur la grande Bretagne .

 



    Precedent.gif                  accueil_008-home.gif                94[1].gif  
                                                                                          Débarquement de

                                                                                                                 Normandie

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires (3)

1. Péron 02/08/2011

Bonsoir Alex,

Je suis désolé, mais je n'ai aucun renseignement de plus.
Cordialement

2. alex 02/08/2011

Bonjour,
Un petit message pour vos remercier de ce reçit qui m'a permis d'en savoir un peu plus sur cette histoire en corse qui à été raconté par mon grand père qui était ajusteur mécanicien à bord du Fantasque. Cest peut être un peu grâce a vous que je suis là aujourd'hui.
Avez vous eu des contact avec l'équipage du Fantasque et pourquoi pas un ajusteur mécanicien ?
J'ai laissé mon email au cas où.
Merci encore

3. Laiza (site web) 11/05/2010

Je ne connaissais pas cette partie de l'histoire en Corse, bonne continuation.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×