Cuirassé Provence 1939-1941

                                      Jean Péron cuirassé Provence           

 

 

 

 

                                                                

 Septembre 1939  

   Le Provence après un grand carénage



                                   
  Tape de Bouche du Provence

 

 

Paris m'a désigné pour le Cuirassé Provence. Il y avait 1300 hommes d'équipage (plus de 300 réservistes minimum en temps de guerre, alors que sur un Sous - Marin nous étions 25).
              

 

                             

       

    Festivités

 

       Album photo

 

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Je passais mes permissions à Oran avec des amis le couple Fichet et leur petite fille.

 

    

Pique-nic à Oran

 

3 Marins

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   Le Cuirassé dans la plume

Après le passage de l'Equateur j’ai reçu mon baptême et le certificat de passage de la ligne,(voir page documents)nous pouvons passer plusieurs fois l'Equateur, mais le certificat, nous ne l'avons qu'une seule fois .
De Dakar
, nous repartons pour l'Afrique du Nord, la France ayant demandé l'Armistice .
C'est bien triste, car la Flotte française était pratiquement intacte, mis à part deux ou trois Torpilleurs et Sous-Marins coulés à Dunkerque .

    J'étais au départ à la tourelle 3, puis je me suis retrouvé à la tourelle 1 plage avant, ce qui n'est pas un poste de tout repos!                

A la tourelle arrière, par mauvaise mer, les hommes y sont bien plus heureux ! De plus, c'est rare que l'on mouille l'ancre à l'arrière .
1939 : c'est la déclaration de guerre ; un drôle de changement pour un jeune Second-Maître, à qui il fallait plus d'autorité .

Un jour de patrouille au large de Gibraltar, alors que j'étais au poste de veille, (nous allions passer le détroit pour rejoindre l'Océan Atlantique) une aussière s'est engagée dans une des hélices tribord et l'a bloquée.    
Heureusement que nous étions proche du port de Gilbraltar (Port Anglais) car il y avait trois Sous-Marins Allemands qui nous attendaient à la sortie du détroit .
Dans la soirée, il nous a été communiqué qu'un des Sous-Marins à été coulé par un Torpilleur Anglais.
 Nous sommes restés une semaine à
l'Arsenal de Gilbraltar. Durant notre séjour au port, les Anglais nous ont gentiment invité à boire du vin rouge ce qui fait que nous nous sommes retrouvés avec une bonne cuite.
      Après y avoir passé deux mois en patrouille, nous sommes revenus en Méditerranée pour retrouver une Mer beaucoup plus calme, et donc plus reposante pour nous, malgré que nous étions toujours au poste de veille . 
    (La différence qu'il y a entre le poste de combat et le poste de veille, c'est qu'au premier il faut rester à son poste, nuit et jour, manger et dormir compris.

 Un matelot de la tourelle est détaché pour aller à la cambuse nous chercher à manger et nous restons toujours en comunication avec l'Officier de tir avec le casque sur les oreilles, canons chargés, tandis qu'au second nous avons un peut de liberté, on peut sortir de la tourelle sans s’éloigner, se dégourdir les jambes ex...)
     Un beau jour alors que nous sommes seuls en patrouille en direction de Dakar, on nous signale une Escadre Italienne, nous étions toujours prêts et les pièces chargées il devait y avoir un combat mais les Italiens s'avaient bien que nous avions des tourelles doubles de 340 mm et que cela pouvait faire de gros dégâts.
      Une heure plus tard le Commandant nous communique qu'ils étaient retournés dans leur base, bien sûr, nous n'étions pas fâchés car il y aurait eu certainement de la casse de part et d’autre.
      Donc quand la France à été envahie nous, avons eu l'ordre de l'Amiral Chef d'Escadre de rejoindre Dakar, étant toujours en guerre .



                             


         
 

Les trois cuirassés de la classe Bretagne, lancés avant la grande guerre et terminés au début, étaient la seconde série de Dreadnoughts Français. PLus grands et dotés de pièces de 340 mm au lieu de 305 mm, ils bénéficiaient donc d'une puissance de feu accrue, notamment du fait que la tourelle centrale se situait dans l'axe.
Ils subirent après 1918 nombre de modifications, dont la modification des affûts de leurs pièces, afin d'augmenter leur hausse en 1921-23, puis leurs chaudières à charbon furent en partie changées pour des chaudières à Mazout en 1927-30 et enfin en 1932-35, ils reçurent de nouvelles superstructures, postes de direction de tir, télémètres, et de l'artillerie secondaire antiaérienne.

Ils reçurent également de nouvelles pièces de 340 mm, tandis que leurs machines passaient toutes à la chauffe au mazout, tandis que leur casemate et leur réduit central voyait leur protection grandement améliorée.
Le Lorraine reçut en oute un hydravion, avec hangar, grues et catapulte à la place de sa tourelle centrale de 340 mm.

Durant le conflit, eu après l'armistice, le Bretagne et le Provence étaient présents à Mers-el-Kébir lors de la remise de l'ultimatum de l'amiral Sommerville à l'amiral Français Gensoul. Les tirs de l'escadre Britannique firent mouche et le le Bretagne, touché dans une soute à munitions, explosa, faisant de nombreuses victimes.
Le Provence faillit subir le même sort et fut gravement avarié.
On fut constraint de l'abandonner, et elle coula lentement dans la rade.

On la renfloua et on la conduisit à Toulon pour réparations. Elle reprit du service mais se saborda comme le reste de la flotte en novembre 1942. Le cuirassé Lorraine était de son côté présent à Alexandrie lors de l'opération "Catapult", et fut interné et désarmé jusqu'en 1943, ou l'unité rejoignit les FNFL. Elle reçut des modifications aux USA, et servit en Méditerranée. De 1945 à 1953, elle servit de navire-école et fut désarmée et convertie en coque utilitaire, étant finalement démolie la même année.

                                                         

                                  Caractéristiques:
 

Déplacement:

21 000 t. standard -26 200 t. Pleine Charge

 

Dimensions:

165 m long, 28 m large, 7.3 m de tirant d'eau.

  

Machines:

4 hélices, 4 turbines Rateau-Bretagne, 9 chaudières Guyot Du Temple, 120 000 cv. Vitesse maximale 21.5 noeuds.

 

Blindage:

ceinture 305 mm, réduit central de 250 mm, pont 65, tourelles 340 mm, blockhaus 340 mm.

 

     

Armement:

10 pièces de 340, 8 pièces de 100 mm AA, 8 de 37, 12 de 13.2 mm AA, 2 TLT SM, 2 avions.

 

Equipage:

1200 Hommes

 





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                                                                                                            Mers El-Kébir

 


 

Commentaires (14)

1. SALIOU 27/01/2016

MON GRAND ONCLE EMILE SALIOU ETAT MAITRE Mécanicien SUR Cuirassé PROVENCE A SON MARIAGE EN 1923 A TOULON
OU POURRAI JE TROUVER SES ARCHIVES MILITAIRES NIMERO MATRICULE? CENTRRE ETC;;;

2. GAILLARD 21/12/2015

Bonjour,
Le provence était il vers dunkerque en 1940?
Où peut'on trouver l'historique de ses mouvements?

3. Benoît Boulanger (site web) 24/08/2015

Bonjour à toutes et tous,
L'association ALAMER met à votre disposition l'ensemble de sa base d'informations notamment en ce qui concerne le PROVENCE et la bataille de Mers el-Kébir .

Pour tout renseignement veuillez prendre contact avec nous à l'adresse president@alamer.fr

Bonne visite sur ALAMER
Benoît BOULANGER
Président

4. MATTER H. 25/05/2014

Mon Grand-Père était marin sur le provence, ou puis-je trouver des éléments retraçant son service ?

5. Godard Monique 29/03/2014

Bonjour Monsieur, Mon père aussi était sur "La Provence" et à Mers-el-Kébir.
Il s'appelait STAEHLE Guillaume René, était second-maître canonnier. Je pense qu'il a du connaitre votre père ( ou grand-père).
Je cherche les destinations de ce bâtiment, où il a fait escale avant Mers-El-Kébir, etc.... Et la liste de l'équipage. Merci si vous pouvez me renseigner.
Votre site est très bien réalisé et m'a beaucoup aidé.
M.Godard

6. LE MAT 18/05/2013

Bonjour et félicitations ! Mon grand-père paternel Germain LE MAT, alias Maître Tahiti, était maître sur le "Provence" lors de Mers el kbir. J'ai cru le reconnaître sur les photos du pic-nic d'Oran mais je n'en suis pas sûr. Un de mes oncles maternels était également sur le "Provenc" : Jo Tréguer. J prends tout rnseignements ! Merci !

7. Collomb Henri 09/11/2012

Matelot sur le cuirassé Lorraine .Commandant Moitel, de décembre 1950 à septembre 1951
J'avais 18 ans. J'ai été employé au carré des officiers subalternes et ensuite au service artillerie. J'ai connu des matelots nommés Jean Pierre Batard de Poitiers et Georges Bellu de Bordeaux. J'étais moi-même de Marseille.

8. TOILLIEZ Jean-Pierre 11/10/2012

Bonjour, mon grand-père Henri TOILLIEZ, était cuisinier sur le Provence, qui l'a connu ou possède une photo de groupe ?
Merci !

9. MONFORT Pascal 27/08/2012

Bonjour,

Mon grand-père a également servit sur le Provence, parcontre je ne sais pas pendant quelle période. Son nom est MAURATH Ferdinand .
Ou puis-je me renseigner pour retrouver ses différentes affectations .

Merci

10. gautier 07/02/2012

je vais mettre en vente prochainement sur ebay des photos concernant la pravence et des hommes d'équipage si cela vous interesse contacté moi

11. borwin 31/01/2012

LOUSTAU JEAN BAPTISTE service dans la marine de 1936 démobilisé en septembre 1940 sur le cuirassé LE Provence, il a donc survécu à Mers-el-
Kébir en juillet 40.
j'aimerai connaitre son parcours pendant cette période et son role dans
la marine

12. PERON 30/10/2010

Bonsoir,

Toutes nouvelles photos sont toujours les bienvenues.
Avez-vous été à la page suivante (Mers-El-Kébir) car tout y est expliqué, il y avait 4 cuirassés: le Dunkerque - Strasbourg - Provence et Bretagne.
Cordialement,

13. Ranc 30/10/2010

Bonjour,

Mon père était à bord du Provence pendant la seconde guerre mondiale et j'ai grandi avec ses récits, entre autre, ceux concernant la bataille de Mers el kébir, j'ai en ma possession quelques photos concernant cette bataille, je voudrais réaliser un livre photo souvenir à sa mémoire, mais il me manque quelques éléments mon père m'a souvent parlé que lors de cette bataille ils étaient trois cuirassés, donc le Provence, le Bretagne et là le trou noir...comme pour les rois mages, je ne me souviens pas du troisième, si vous pouviez m'aider, je vous en remercie beaucoup. Je recherche de mon côté les photos de mon père et je vous les transmet dès que possible. Merci de bien vouloir m'aider.

14. CHAUVEL CHRISTOPHE 04/06/2010

Je suis à la recherche de photo représentant les personnels du "Provence" pour la période 1939 à 1940. Mon grand père qui fete ses 90 ans au mois de juillet y a été affecté jusqu'a Mers el kebir.Si il existe des photos représentant les équipage de l'émile bertin (1937 à 1939) je suis aussi interessé (sa première affectation). Son nom est Pierre Braouézec, il était fourrier(stage à Cherbourg en 1937).

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